— English version below —
Je me suis fait plutôt discrète ces derniers mois. Et, pour être honnête, cette petite pause m’a fait beaucoup de bien, car j’ai aussi eu besoin de prendre du recul et, notamment, de m’occuper de ma santé. Vivre avec une maladie auto-immune demande parfois de ralentir et de remettre certaines choses à leur juste place. En fait, on ne choisit pas toujours ses priorités ; le plus souvent, elles s’imposent d’elles-mêmes
Ces derniers mois m’ont permis de revenir doucement à quelque chose de plus sain et, peut-être, de plus équilibré, devrais-je dire. Sans tomber dans l’extrême, dans l’égocentrisme où seul moi compterais, il est parfois bon de prendre un peu de temps pour soi, et j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans une vie plus simple.
Mais m’occuper de moi a clairement changé les choses. Quitter Instagram aussi. Vivre simplement comme avant, à l’époque où nous étions tous des anonymes sans réseaux sociaux! Et j’ai fini par réaliser aussi que certaines choses m’ont bien manqué… Parce que, bien sûr, cela signifiait aussi dire au revoir à toutes ces merveilleuses amies que j’ai connues au cours de cette petite aventure dans la « création de contenu ». Parce que… eh bien oui, vous me manquez ! Mais il m’a fallu un peu de temps pour le comprendre.
Une nouvelle étape
Et puis il y a aussi le temps qui se libère. Dans deux jours, c’est la rentrée. Ma grande commence son Master et ma petite entre au collège ! On est bien loin de l’époque où elles étaient de tout petits bébés qui jouaient toute la journée dans le salon, recouvrant la maison de jouets et de pâte à modeler collée aux semelles des chaussons ! Il y a forcément un peu de tristesse à voir tout ce petit monde grandir, mais Dieu fait bien les choses : je suis aussi très heureuse d’entrer dans cette nouvelle partie de ma vie.
Je vais avoir 42 ans en novembre et, je dois dire, je suis plutôt ravie d’être là où je suis. Je n’ai pas peur de l’âge, des chiffres ou des cheveux blancs — enfin, je les cache quand même sous du henné, alors ne vous méprenez pas, je ne suis peut-être pas tout à fait honnête sur ce point ! Ce que je veux dire, c’est que le mot « grand-mère » ne m’effraie absolument pas, pas plus que le terme “crise de la quarantaine”! Et je ne me suis jamais sentie aussi libre ! La merveilleuse Mrs Warr m’a dit un jour : « Nous sommes trop jeunes pour être vieilles et trop vielles pour être jeunes », et depuis ce jour-là, je suis guérie de ma peur. J’avais 39 ans et je ne savais pas vraiment ce qui m’attendait. Mais je m’égare!
Bref, c’est une nouvelle étape pour nous à la maison, et une nouvelle organisation pour moi, avec davantage de temps devant moi. Et naturellement, cela fait réfléchir à ce que je veux réellement en faire. Je ne vais pas vous mentir, mes amis, je ne suis pas certaine d’avoir envie de remplir mes journées avec le traditionnel métro-boulot-dodo et, en fait, c’est même complètement sûr haha! J’ai envie de vivre mes journées, les remplir de choses que j’aime, de choses qui m’intéressent et de choses qui me donnent envie de me lever le matin. Vous savez, ces petits aperçus de ma vie dont je suis certaine que vous vous souvenez encore sur Instagram. C’était vraiment ça, mon plaisir dans la vie. Aimer chaque chose que je faisais!
Pourquoi attendre l’Angleterre ?
Et puisque j’en parle, j’y ai beaucoup réfléchi dernièrement. Vous voyez, j’ai réalisé quelque chose d’assez simple : par exemple chaque année, j’attends mon voyage en Angleterre avec un niveau d’excitation presque ridicule. Comme si je n’y étais jamais allée ou comme une enfant qui va au par d’attractions ou dévale les escalier le matin de Noël! Je planifie, j’organise, je réserve des choses, et cela m’occupe joyeusement pendant un bon mois avant même mon départ. Je l’imagine, je l’anticipe et, une fois là-bas, c’est une telle perfection ! Je retrouve cette délicieuse sensation que tout est exactement comme ça devrait être : les vieux livres, les charity shops, les tea rooms, les petites maisons, les tasses et les théières, les paysages, même la pluie, et tous ces petits détails qui me rendent heureuse.
Je me demande souvent ce que ce serait si j’étais anglaise, finalement, haha ! Est-ce que je serais aussi reconnaissante de tout ce qui m’entoure si je l’avais à portée de main tous les jours ?
À ce moment-là, je pense souvent que, si je le pouvais, je vivrais de tout cela quotidiennement sans problème. Des musées, des promenades, des livres, du thé et de jolies petites choses. Être simplement dans les Dales ou à Canterbury, visiter Westminster ou boire un thé chez Betty’s, avec une pianiste qui nous donne l’impression d’être dans un rêve.
Et non, je ne m’achèterais pas une villa à Malibu, ni une Ferrari de chaque couleur, j’en ai peur! Pas plus qu’un sac à main à 8 000 €. Un sac d’occasion en véritable cuir ou une théière des années 40 ou 50 me rendrait probablement beaucoup plus enthousiaste ! Regardez ma collection de boîtes Quality Street, après tout! ma nouvelle lubie de 2026! Un sac Hermès? Non merci! Une vieille boîte en fer-blanc des années 40 ? Je vous laisse deviner! Une veste en tweed façon Siegfried Farnon ou un manteau Versace flambant neuf ? Là encore, mon choix serait plutôt évident. Vous commencez à me connaître mes amis!
Je ne critique absolument pas les gens qui aiment ce genre de luxe, et je les félicite même d’avoir les moyens de se l’offrir ! Mes passions sont simplement un peu plus accessibles, Dieu merci pour mon cher mari!
Mais, pour en revenir à mon propos, je constate que je prends tellement de plaisir à me promener dans les châteaux d’Angleterre ou à passer du temps avec ma meilleure amie que je finis par me demander : pourquoi cette sensation devrait-elle être réservée à une semaine par an ?
Les petites choses
Je ne parle évidemment pas de l’aspect financier. Nous ne pouvons pas tous vivre comme si nous étions en vacances 365 jours par an, car certains d’entre nous doivent bien travailler, n’est-ce pas ? Ou, si comme moi vous êtes une femme au foyer dévouée, vous avez peut-être remarqué que l’argent ne tombe pas des arbres et qu’un mari travailleur mérite qu’on soit un peu plus rigoureuse avec le budget non?
Je parle plutôt de ce sentiment de contentement qui, en lui-même, ne coûte pas nécessairement quoi que ce soit. Pourquoi faudrait-il attendre les vacances, un voyage, Noël ou une occasion particulière pour remplir nos journées de jolies choses ? Faire un petit gâteau, préparer une tasse de thé et regarder une série que l’on aime, ou relire un classique même si on le connaît déjà par cœur. S’asseoir avec des amis ou sa famille autour d’un café, jouer à un jeu de société, préparer un bon dîner ensemble, inviter quelqu’un pour un goûter improvisé, feuilleter de vieilles photographies ou simplement passer une heure à bavarder sans avoir besoin de faire quoi que ce soit de particulier.
Vous savez, Winnie l’Ourson est très doué pour ne rien faire avec ses amis et semble plutôt bien réussir sa vie parfaitement heureuse. Ce sont de petites choses, mais elles font une vie.
Bien sûr, nous ne sommes ni Jean-Christophe, ni un ours en peluche, vous avez raison. Mais est-ce que nous vieillissons parce que nous arrêtons de jouer, ou est-ce que nous arrêtons de jouer parce que nous grandissons ?
Bien sûr, il y a les factures, les responsabilités, le travail, les impôts… Enfin, la vraie vie, quoi. Je ne parle pas de faire semblant que tout est merveilleux tout le temps, sans hauts ni bas, sans le jour où un pneu crève, où un virus frappe ou où une guerre éclate, particulièrement en ce moment, où l’on a parfois l’impression que rien d’autre ne se passe sur notre planète. Je ne parle pas non plus de se cacher derrière un joli filtre pour ne plus avoir à regarder ce qui va mal.
Je crois simplement que, dans une certaine mesure, nous pouvons choisir où nous posons notre attention. Nous ne pouvons pas toujours choisir ce qui nous arrive, mais nous pouvons parfois choisir ce à quoi nous permettons de prendre de la place.
Regarder ailleurs
C’est une réflexion qui me revient chaque fois que je repense aux raisons pour lesquelles j’ai quitté Instagram.
Lorsque je suis partie en janvier, j’avais besoin de prendre mes distances avec tout ce qui me pesait sur cette plateforme. Et cela a fonctionné. J’ai regardé ailleurs, j’ai retrouvé un peu de paix et j’ai cessé d’accorder mon attention à des choses qui ne me faisaient aucun bien. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me suis sentie libérée à nouveau. Pas de mes amis et de ma communauté, car cette partie là a été la plus difficile, je ne vous le cacherai pas!
Mais ce n’est pas parce qu’il y a énormément de choses difficiles à regarder aujourd’hui que je dois forcément les regarder! Les guerres, les attentats, les catastrophes, les injustices, les crimes, les drames humains qui se produisent chaque jour quelque part dans le monde.
Et puis il y a cette étrange façon dont Internet nous les sert désormais en continu, sous toutes les formes possibles : images, vidéos, témoignages, analyses, réactions, commentaires, réactions aux réactions, commentaires aux commentaires… jusqu’à ce que l’événement lui-même devienne presque secondaire par rapport à la quantité infinie de contenu produite autour de lui.
C’est probablement ce qui m’a le plus épuisée. L’horreur est l’horreur. La commercialiser est, à mon avis, bien pire.
Les choses horribles existent. Elles ont toujours existé et, malheureusement, elles existeront toujours. Mais avons-nous réellement besoin de leur donner une place permanente au premier plan de nos esprits ? Avons-nous besoin de regarder encore et encore, de commenter, de partager, de transformer chaque tragédie en toujours plus de contenu, jusqu’à ne plus savoir si nous sommes informés ou simplement spectateurs, voire peut-être désinformés ?
L’affaire particulière dont tout le monde a parlé et parle encore en ce moment est, pour moi, un exemple particulièrement dérangeant. Le monstre — nous savons tous de qui je parle — a fait des choses véritablement abominables. Mais pourquoi continuerions-nous à lui offrir une forme de célébrité posthume ? Son visage sur des couvertures de livres dans mon supermarché a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ! Son nom partout, des heures et des heures de contenu supplémentaire à son sujet… À quel moment notre volonté de dénoncer le mal commence-t-elle à contribuer à le rendre omniprésent ? A quand la poupée à son effigie?
Moi, tout ce que je voulais, c’était quelque chose de beaucoup plus simple : être assise dans mon petit coin, boire du thé et rire avec vous, mes amis, parler de tasses Emma Bridgewater, de livres, de télévision britannique, de toutes ces petites choses qui rendent une journée ordinaire agréable.
Avec le recul, je me demande simplement si je n’ai pas été un peu trop radicale en essayant de me sauver. J’aurais peut-être pu regarder ailleurs sans nécessairement claquer la porte. Après tout, fuir le monstre sous le lit ne fait pas toujours disparaître ce qui nous effraie.
Faire de la place
Peut-être que le problème n’était pas seulement l’endroit où je me trouvais, mais ce à quoi je choisissais d’accorder mon attention. Cette idée m’est restée et j’ai décidé de faire aussi de la place aux belles choses : à ce que j’aime, à ce qui me fait rire, à ce qui me donne envie de lire, d’écrire, de cuisiner, de boire une tasse de thé ou simplement de m’asseoir dans un joli coin de ma maison avec un livre : faire de la place aux choses que j’aime et arrêter de les considérer comme de petits plaisirs auxquels nous n’aurions droit que lorsque nous « avons le temps ». Parce que le temps, justement, est là.
Et quelque part au milieu de tout cela, j’ai recommencé à avoir des idées. Des idées que je porte parfois depuis des années. Des choses que j’ai envie d’écrire, de créer, de partager… et peut-être même de construire.
J’ai commencé à imaginer un petit endroit où pourraient se retrouver beaucoup de ces choses que j’aime : les livres, le thé et le café, les vieilles choses, les trouvailles anglaises, les séries que j’aime, les petits objets qui rendent une maison plus chaleureuse et toutes ces petites choses qui donnent envie de dire : « Oh, look at this beauty! »
Pour l’instant, je voulais simplement vous dire bonjour et vous souhaiter à tous une très belle rentrée, que vous fassiez vous-même votre rentrée au travail ou que vous accompagniez quelqu’un pour qui cette journée compte : enfants, petits-enfants, frères et sœurs!
L’automne arrive, après tout. Ma saison préférée comme vous le savez! Et j’ai comme l’impression que cette année pourrait être un peu différente.
Êtes-vous prêts pour les quatre plus beaux mois de l’année ?
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A little pause
I’ve been rather quiet around here these past few months. And, to be honest, this little break has done me a great deal of good, as I also needed some time to step back and, in particular, to take care of my health. Living with a chronic illness does sometimes mean having to slow down and put certain things back where they belong. In fact, we don’t always get to choose our priorities; more often, they choose themselves!
These past few months have allowed me to slowly return to something healthier and, perhaps, more balanced, I should say. Without going to extremes, or falling into self-absorption where only I would matter, it’s sometimes good to take a little time for yourself, and I’ve found a great deal of comfort in a simpler life.
But taking care of myself has clearly changed things. Leaving Instagram too. Simply living as I used to, back when we were all anonymous and there were no social media platforms! And I eventually realised that I did miss some things after all… Because, of course, it also meant saying goodbye to all those wonderful friends I met along the way during my little adventure in “content creation”. Because… well, yes, I miss you all! But it took me a little while to realise it.
A New Chapter
And then there is the time that is opening up as well. In two days, it’s the start of the new school year. My eldest is starting her Master’s degree and my youngest is starting secondary school! We are a long way from those days when they were little babies playing in the sitting room all day, covering the house in toys and Play-Doh, under every slipper! There is inevitably a little sadness in watching everyone grow up, but God does have a way of making things work out: I’m also very happy to be entering this new chapter of my life.
I’ll be 42 in November and, I have to say, I’m rather delighted to be where I am. I’m not frightened of age, numbers or grey hairs — although I do hide the latter under henna, so don’t get me wrong, I might be quite dishonest about that one! What I mean is that the word “grandmother” doesn’t frighten me in the slightest, and I’ve never felt so free! Mrs Warr, the wonderful Mrs Warr, told me once, “we’re too young to be old and too old to be young”, and since that very day, I’ve been healed from my fear. I was 39 years old and unsure about what was to come. But I digress!
So, in short, it’s a new chapter for all of us, and a new routine for me, with more time ahead of me. And naturally, that makes you think about what you actually want to do with it. I won’t lie, my friends, I’m not sure that I want to fill my days with the traditional nine-to-five and, in fact, I’m quite sure I don’t. I want to live them instead, and fill them with things I enjoy, things that interest me, and things that make me want to get up in the morning. You know, those little glimpses I’m sure you still remember from me on Instagram.
Why Wait for England?
And talking about that, I’ve been thinking about it lately. You see, I realised something rather simple: every year, I look forward to my trip to England with an almost ridiculous level of excitement. I plan, I organise, I book things, and it happily keeps me occupied for a good month before I even leave. I picture it, I anticipate it, and when I’m actually there, it’s such perfection! I get that delicious feeling that everything is exactly as it should be: old books, charity shops, tea rooms, little houses, cups and teapots, landscapes, rain, British television and all those tiny details that make me happy.
I often wonder what it would be like if I were British, indeed haha! Would I be so grateful for everything around me if I had it at hand every single day?
At that point, I often think that, if I could, I would live on all of it. Museums, walks, books, tea and beautiful little things. Just being in the Dales or in Canterbury, visiting Westminster or drinking tea with a pianist making us feel like we’re in a dream.
And no, I wouldn’t buy a villa in Malibu, or a Ferrari in every colour, or an £8,000 handbag. A second-hand genuine leather bag or a 1940s or 1950s teapot would probably make me far more excited! Just look at my collection of Quality Street tins, after all. An Hermès handbag or an old 1940s tin? I’ll let you guess. A tweed jacket à la Siegfried Farnon or a brand-new Versace coat? Again, my choice would be rather obvious.
I’m not criticising people who enjoy that sort of luxury, and I actually congratulate them on being able to afford it! My passions are simply a little more accessible — thank goodness for my dear husband. But, to get back to my point, I get so much joy from wandering through the castles of England or spending time with my best friend that I start wondering: why should that feeling be reserved for one week a year?
The Little Things
I’m obviously not talking about the financial side of things. We can’t all live as though we’re on holiday 365 days a year, because some of us do have to work, don’t we? Or, if like me you’re a devoted housewife, maybe you’ve noticed that money doesn’t fall from trees. I’m talking instead about that feeling of contentment which, in itself, doesn’t necessarily cost anything.
Why should we have to wait for a holiday, a trip away, Christmas or a special occasion to fill our days with lovely things? Bake a little cake, make a cup of tea and watch a favourite series, or read a classic again even though you already know it by heart. Sit down with friends or family over coffee, play a board game, cook a nice dinner together, invite someone round for an impromptu afternoon tea, look through old photographs, or simply spend an hour chatting without needing to do anything in particular.
You know, Winnie the Pooh is very good at doing nothing with friends and seems to be rather successful at having a perfectly happy life.
They are little things, but they make a life. Of course, we aren’t Christopher Robin or a teddy bear, you’re right. But are we growing old because we stop playing, or do we stop playing because we are growing up?
Of course, there are bills, responsibilities, work, taxes… Well, real life, in other words.
I’m not talking about pretending that everything is wonderful all the time, without ups and downs, without the day when a tyre goes flat, a virus strikes, or a war breaks out, particularly at the moment, when it sometimes seems that nothing else is happening on our planet. Nor am I talking about hiding behind a pretty filter so that we no longer have to look at what is going wrong.
I simply believe that, to some extent, we can choose where we place our attention. We cannot always choose what happens to us, but sometimes we can choose what we allow to take up space.
Looking Elsewhere
It is a thought that comes back to me whenever I think about why I left Instagram.
When I walked away in January, I needed to distance myself from everything that had been weighing on me there. And it worked. I looked elsewhere, I found some peace again, and I stopped giving my attention to things that did me no good. You can’t imagine how free I felt again. Not from my friends and community — that part was the hardest one. But the fact that there are an awful lot of difficult things to look at these days doesn’t mean I must look at them and be the good little social media user Instagram wants me to be. And if I can spend a bit of money in the process, well, Meta will be delighted…
Wars, terrorist attacks, disasters, injustices, crimes, human tragedies happening somewhere in the world every single day. And then there is the strange way the internet now serves them to us, continuously, in every possible form: images, videos, testimonies, analysis, reactions, comments, reactions to the reactions, comments to the comments… until the event itself almost becomes secondary to the endless content produced around it.
That is probably what exhausted me the most. Horror is horror. Merchandising it is way worse, in my opinion.
Horrible things exist. They always have, and sadly, they always will. But do we really need to give them a permanent place at the very front of our minds? Do we need to watch again and again, comment, share, turn every tragedy into yet more content, until we can no longer tell whether we are informed or simply spectators, or perhaps even misinformed?
The particular case everyone is still talking about at the moment is, for me, a particularly disturbing example. The monster — we all know who I mean — did truly appalling things. But why should we continue to give him a form of posthumous celebrity? His face on book covers in my supermarket was the coup de grâce! His name everywhere, hours upon hours of additional content about him… At what point does our desire to expose evil begin to contribute to making it omnipresent?
That is the mechanism that disturbed me so deeply. Not simply the horror itself, but the way we can end up building a pedestal for it without even realising it.
All I wanted was something much simpler: to sit in my little corner, drink tea and have a laugh with you, my friends, talking about Emma Bridgewater mugs, books, British television, and all those little things that make an ordinary day lovely.
Looking back, I simply wonder whether I was a little too radical in trying to save myself. Perhaps I could have looked elsewhere without necessarily slamming the door shut. After all, running away from the monster under the bed doesn’t always make whatever frightens us disappear.
Making Room
Perhaps the problem wasn’t only where I was, but what I was choosing to give my attention to. That thought has stayed with me, and I decided to make room for beautiful things too: for what I love, for what makes me laugh, for what makes me want to read, write, cook, drink a cup of tea, or simply sit in a lovely corner of my home with a book; to make room for the things I love and stop treating them as little pleasures we are only allowed when we “have the time”. Because time, as it happens, is here.
And somewhere in the middle of all this, I started having ideas again. Ideas I’ve sometimes been carrying around for years. Things I want to write, create, share… and perhaps even build.
I’ve started imagining a little place where many of these things I love could come together: books, tea and coffee, old things, English finds, the television shows I love, little objects that make a home feel warmer, and all those little things that make you want to say: “Oh, look at this beauty!”
For now, I simply wanted to say hello and wish you all a very happy start to the new school year, whether you are starting a new year at work yourself or accompanying someone for whom this day matters: children, grandchildren, brothers and sisters!
Autumn is coming, after all. My favourite season, as you know! And I have a feeling this year might be a little different.
Are you ready for the four loveliest months of the year?
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